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par | 7 Mar 2024 à 10:03

Bordeaux : Quand l’immobilier reprend son souffle

Temps de lecture : 2 minutes Avec une baisse de -7,4% en un an, le marché immobilier bordelais semble amorcer un réajustement nécessaire, offrant aux ménages une chance de retrouver du pouvoir d'achat. Cette situation, soulignant une période d'opportunité pour les acheteurs, pourrait s'accélérer, changeant la dynamique de la ville et rendant la propriété plus accessible.
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Bordeaux, la perle d’Aquitaine, a longtemps surfé sur la vague des prix immobiliers en pleine effervescence, atteignant des sommets vertigineux. Pourtant, en cette année 2024, le vent semble avoir tourné. Les prix ont amorcé une descente notable, chutant de -7,4% en un an, un record parmi les onze plus grandes villes de France. Cette baisse, qui pourrait être vue comme un coup dur pour les vendeurs, se révèle être une aubaine pour les acquéreurs, redonnant un souffle de pouvoir d’achat dans un marché jusque-là asphyxié.

 

Le début d’un réajustement nécessaire ?

Après une ascension fulgurante de +12,4% entre mars 2018 et août 2022, les prix immobiliers bordelais connaissent aujourd’hui une correction de -11,2%. Cette baisse ramène le prix moyen du mètre carré à des niveaux plus raisonnables, permettant aux ménages de rêver à nouveau à la propriété. Avec un prix moyen s’établissant à 4 439€/m² pour les appartements et à 5 239€/m² pour les maisons au 1er mars 2024, Bordeaux retrouve des prix proches de ceux de mars 2018.

Cette réalité du marché, qui voit les délais de vente s’allonger significativement, traduit un changement de dynamique. Les transactions nécessitent désormais en moyenne 85 jours, contre 66 il y a un an. Ce ralentissement suggère une difficulté pour les vendeurs à accepter la nouvelle donne, ou du moins à trouver rapidement un terrain d’entente avec les acheteurs.

 

Les contrastes d’un marché à deux vitesses

Le marché immobilier bordelais se caractérise par une disparité marquée entre les quartiers. Si le prestigieux quartier de l’Hôtel de Ville et la place des Quinconces trônent en tête avec un mètre carré moyen à 5 550€, la rue Voltaire se distingue comme la plus chère, atteignant 6 579 €/m². À l’opposé, le quartier de Bacalan reste le plus abordable à 3 882€/m², malgré une dynamique de développement et de rénovation.

 

Une opportunité pour redéfinir l’attractivité de Bordeaux

Cette correction des prix pourrait être l’occasion pour Bordeaux de repenser son attractivité et de se positionner à nouveau comme une métropole de choix pour les familles et les professionnels. En rendant l’accession à la propriété plus abordable, Bordeaux peut renforcer son tissu social et économique, attirant de nouveaux résidents tout en maintenant ses habitants actuels.

 

Vers une accélération de la baisse des prix ?

La question reste posée : cette baisse des prix est-elle un simple réajustement ou le début d’une tendance plus marquée ? Les conditions actuelles du marché, marquées par un allongement des délais de vente et une pression à la baisse sur les prix, suggèrent que la correction pourrait s’accélérer dans les mois à venir. Les vendeurs, face à la nécessité de vendre, pourraient devoir consentir à des ajustements plus importants, alimentant ainsi la dynamique de baisse.

Pour les acheteurs, cette période offre une fenêtre d’opportunité inédite pour accéder à la propriété dans l’une des villes les plus charmantes et dynamiques de France. Pour Bordeaux, c’est l’occasion de réaffirmer son attractivité et de s’adapter aux réalités économiques de ses habitants, assurant ainsi un développement harmonieux et durable.

gcope

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