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par | 8 Juil 2024 à 11:07

L’immobilier à Bordeaux : l’été 2024 ou le grand huit des prix

L'été 2024 à Bordeaux, c'est la flambée des prix immobiliers. Avec des coûts d'achat dépassant les 5 000 euros/m² et des loyers atteignant 800 euros pour un T2, les jeunes et les actifs peinent à se loger.
Temps de lecture : 2 minutes

La jungle urbaine : bordeaux et ses prix immobiliers en folie

Ah, Bordeaux ! Ville du vin, des cannelés et maintenant, de l’immobilier hors de prix. Si tu pensais que l’été 2024 allait apporter un peu de fraîcheur dans le marché immobilier bordelais, tu risques d’être aussi déçu qu’un végétarien dans une boucherie. Les prix à l’achat et à la location ont continué leur ascension vertigineuse, laissant les jeunes et les moins jeunes sur le carreau. Alors, attache ta ceinture et prépare-toi à un tour de grand huit dans l’univers impitoyable de l’immobilier bordelais.

Le prix de l’achat : des sommets toujours plus hauts

Commençons par les bonnes nouvelles. Enfin, si tu fais partie des rares élus qui peuvent encore se permettre d’acheter. Le prix moyen au mètre carré à Bordeaux a franchi la barre des 5 000 euros. Oui, tu as bien lu. 5 000 euros. À ce prix-là, tu pourrais t’acheter une petite maison dans certaines régions moins « hype » de France. Mais ici, tu auras tout juste un appartement cosy dans le quartier des Chartrons ou de la Victoire.

Les quartiers historiques comme Saint-Pierre ou Saint-Michel voient leurs prix grimper en flèche, attirant les investisseurs comme des mouches sur un pot de miel. Mais attention, les nouveaux venus doivent être prêts à affronter une concurrence féroce et à aligner les zéros sur leur chèque.

La location : un cauchemar pour les jeunes actifs

Pour ceux qui ne peuvent pas encore se permettre d’acheter, la location reste la seule option. Et là aussi, c’est loin d’être une promenade de santé. Les loyers moyens pour un T2 dans le centre de Bordeaux dépassent désormais les 800 euros par mois. Oui, tu as bien entendu, 800 euros. C’est presque aussi cher qu’une chambre d’hôtel, mais sans le service de chambre ni le petit-déjeuner inclus.

Les jeunes actifs et les étudiants galèrent pour trouver un logement décent sans devoir vendre un rein. Les colocations deviennent la norme, non pas par choix, mais par nécessité. Bienvenue dans la réalité où le rêve de l’appart solo s’évapore plus vite qu’une bouteille de rosé en terrasse un soir d’été.

Critiques et perspectives

Certains diront que Bordeaux est victime de son propre succès. Que l’attractivité de la ville justifie ces prix délirants. Mais à quel prix ? Quand les locaux ne peuvent plus se loger dans leur propre ville, n’y a-t-il pas un problème fondamental ? Les politiques locales doivent se réveiller et mettre en place des solutions concrètes pour réguler ce marché en surchauffe.

Alors, que réserve l’avenir pour l’immobilier à Bordeaux ? Si les tendances actuelles se poursuivent, il est probable que seuls les plus fortunés pourront encore se permettre de vivre dans cette belle ville. Les autres devront se contenter de regarder de loin, rêvant d’un jour où ils pourront enfin s’installer dans leur propre chez-soi.

Bordeaux, ville de rêve, est en train de devenir un cauchemar immobilier pour beaucoup. Mais qui sait, peut-être qu’un jour, les choses changeront. En attendant, prépare-toi à lutter pour chaque mètre carré et à payer le prix fort pour le privilège de vivre dans cette ville magnifique. Parce qu’après tout, Bordeaux, ça se mérite.

Pierre François

Pierre François

Pierre François

Pierre François

Auteur / Economiste / Sociologue

👔 Sociologue et Chercheur
📍 Basé à Paris | Spécialiste en sociologie économique et sociologie de l’art
🎓 Formé à l’École Normale Supérieure et à l’Institut d’Études Politiques de Paris
🤝 Dirige des projets de recherche centrés sur le capitalisme et l’assurance
🌍 Intéressé par les liens entre économie, culture et société
💼 A publié sur des thèmes variés liés à l’économie et à l’art
📸 #Sociologie #Économie #Culture