Logo LES PAVÉS BORDELAIS

par | 7 Mai 2024 à 10:05

Quand Bordeaux se prend les pieds dans le tapis de la justice

Temps de lecture : 2 minutes L'affaire de licenciement de l'ex-directrice du CAPC se lit comme un roman policier, avec des rebondissements dignes d'une série Netflix. La justice a tranché : l'action de la mairie était illégale, une révélation qui sert de rappel cinglant sur la gestion délicate des institutions culturelles. C'est une leçon pour les gestionnaires partout : dans le grand musée de la vie publique, les intrigues sont souvent aussi complexes que les œuvres qu'elles exposent.
Temps de lecture : 2 minutes
Temps de lecture : 2 minutes

Ah, Bordeaux! Ville du vin, de l’art, et apparemment, des licenciements douteux. Qui l’eût cru ? La belle endormie, connue pour son élégance et ses ruelles chargées d’histoire, vient de se faire épingler par la justice pour avoir viré un peu trop cavalièrement l’ex-directrice du CAPC, le musée d’art contemporain de la ville. Un coup de théâtre qui résonne dans les couloirs feutrés de l’administration municipale.

Un licenciement aux allures de roman policier

L’affaire commence en 2019, quand l’ex-directrice du CAPC se voit montrer la porte de manière aussi subtile qu’un coup de pinceau sur une toile de Pollock. Motif officiel ? Des désaccords sur la gestion et des performances jugées insuffisantes. Motif officieux ? Un potentiel malaise plus profond, teinté de luttes internes et de critiques pas toujours artistiques.

Fast forward à aujourd’hui, et bam! La justice déclare le licenciement illégal. Quelle surprise ! Un script digne d’une série Netflix où les rebondissements sont aussi fréquents que les verres de vin dans une soirée bordelaise. Selon le tribunal, la ville n’a pas suivi les protocoles adéquats pour un licenciement de cette envergure. Oups.

Bordeaux, ton univers impitoyable

Ce n’est pas juste une question de paperasse mal remplie. C’est un symbole de la lutte incessante entre la culture et la politique. Le CAPC, censé être un havre de paix artistique, se retrouve au cœur d’une bataille judiciaire qui ferait presque passer les « Demoiselles d’Avignon » pour une gentille nature morte.

La décision est tombée comme un couperet : réintégration de la directrice et compensation financière. En termes plus clairs, c’est un joli désaveu pour la mairie, qui doit maintenant ravaler son orgueil aussi vite qu’un étudiant de première année avale son café après une nuit blanche.

Une morale à cette histoire ?

À tous les apprentis gestionnaires de la culture, prenez des notes : quand on gère un musée, on joue pas seulement avec des œuvres d’art, mais avec des vies, des carrières et, soyons francs, avec la loi. Bordeaux vient de l’apprendre à ses dépens, et quelque part, c’est une leçon pour toutes les institutions.

Alors que retenir de cette saga ? Peut-être que dans le grand musée de la vie publique, les œuvres les plus complexes ne sont pas toujours accrochées aux murs, mais souvent pendues aux fils du pouvoir et de la justice. Et pour ceux qui pensaient que Bordeaux était juste une vieille dame tranquille avec un verre de rouge à la main, pensez-y à deux fois. La ville a aussi ses intrigues, et elles sont aussi corsées que son vin. Cheers à cela, et que justice soit faite, avec ou sans modération.

gcope

gcope