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par | 25 Mar 2024 à 11:03

Bordeaux : Révolution cycliste ou surveillance à vélo ?

À Bordeaux, la Métropole veut transformer vos trajets à vélo en données GPS. Est-ce le début d'une ère de pistes cyclables sur mesure, ou sommes-nous à un coup de pédale de devenir les cobayes d'une surveillance soft ?
Temps de lecture : 2 minutes

Bienvenue à Bordeaux, la ville du vin, des quais chics, et apparemment, de l’espionnage cycliste dernier cri. On dirait que la Métropole a eu une révélation quasi biblique: pour améliorer les déplacements à vélo, il faut connaître les vrais temps de parcours. Et bam, une enquête GPS sort du chapeau comme un lapin un peu trop connecté.

Big Brother te regarde pédaler

Ici, on ne parle pas de votre dernière randonnée VTT en forêt, mais de partager vos trajets quotidiens, de la boulangerie au bureau, avec de grands frères très intéressés : la Métropole, l’État, et leurs amis. Le pitch ? « Donnez-nous vos données, on vous construira des pistes de rêve ». C’est beau comme l’utopie d’une ville sans voiture, mais ça sent le flicage à plein nez.

Alors, qu’est-ce qu’on nous vend ? Une appli gratuite qui transforme chaque cycliste en petit poucet numérique, laissant derrière lui des miettes de données GPS. Objectif affiché : des aménagements sur mesure, une ville plus verte, plus clean, plus cool. Mais entre nous, depuis quand on doit jouer les rats de laboratoire pour qu’on prenne enfin au sérieux nos trajets en fixie ou en VAE (vélo à assistance électrique, pour les néophytes) ?

La liberté a-t-elle un prix (et une application) ?

Je vous vois venir, avec vos gros sabots écolos : « Mais c’est pour la bonne cause ! ». Certes, si partager mes itinéraires peut éviter à un seul cycliste de se faire carrosser par un SUV en mal de stationnement, je signe. Mais où s’arrête la collecte de données et où commence notre droit à pédaler incognito ?

Un pas de géant pour le cyclisme bordelais

Alors, révolution urbaine ou dystopie digitale ? D’un côté, des pistes cyclables qui répondent enfin à nos prières, de l’autre, le spectre d’un flicage soft sous couvert de développement durable. À Bordeaux, on semble avoir choisi son camp : pour un meilleur demain, laissez-nous tracker vos promenades.

Mais au-delà du sarcasme, admettons-le, l’initiative a du bon. Après tout, connaître les vrais déplacements des cyclistes peut transformer la ville en paradis à deux roues. Mais à quel prix ? La transparence, c’est bien, mais à l’ère du tout numérique, le droit à la pédale libre reste sacré.

Et moi dans tout ça?

Je vous le dis droit dans les rayons : partagez, mais partagez malin. Une ville plus accueillante pour les vélos, c’est le rêve. Mais dans ce rêve, gardez un œil ouvert. Parce que, mes amis, dans la course à l’utopie urbaine, il ne faudrait pas qu’on perde nos libertés en route. Alors, Bordeaux, prête à devenir la reine des villes cyclables sans devenir la Big Sister des métropoles ? Le défi est lancé, et il est grand temps de le relever, sans perdre de vue l’essentiel : notre liberté de pédaler en paix.

gcope

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