Logo LES PAVÉS BORDELAIS

par | 2 Avr 2024 à 10:04

Bordeaux dit « ciao » à la poubelle hebdo

Temps de lecture : 2 minutes Dans une métropole où le vin est roi, les éboueurs deviennent désormais des visiteurs plus rares que les honnêtes politiciens. Bordeaux se lance dans une révolution du tri et de la gestion des déchets, et cet article vous emmène dans les coulisses d'un changement à la fois audacieux et nécessaire.
Temps de lecture : 2 minutes
Temps de lecture : 2 minutes

Le grand nettoyage : Moins de visites, plus de tri

Ah, Bordeaux, la ville du vin, de l’histoire, et apparemment, de l’innovation en matière de gestion des déchets. Fini le temps où les éboueurs faisaient le tour des rues comme une horloge suisse, apportant réconfort et ordre dans notre chaos urbain personnel. À partir de fin juin 2024, préparez-vous à un changement radical : les passages des camions à ordures vont se faire plus rares que les compliments sincères sur les réseaux sociaux.

Pourquoi ce grand chambardement, vous demandez-vous peut-être en sirotant votre café bio ? Eh bien, mes chers Bordelais et autres habitants éco-conscients, il semblerait que la Métropole ait décidé de nous prendre par la main (et par nos poubelles) pour nous guider vers le nirvana du recyclage. Avec une baisse de 10.96% des ordures en bac noir entre 2021 et 2023, c’est un petit pas pour l’éboueur, mais un grand pas pour l’humanité bordelaise.

La révolution verte en marche

Mais attendez, il y a plus. Ce n’est pas seulement la fréquence qui change ; la philosophie même de notre rapport aux déchets est en mutation. On nous demande, à nous, citoyens, de faire preuve de discernement dans le tri de nos déchets, avec l’espoir secret (mais désormais avoué) de réduire encore plus notre empreinte poubellesque. En gros, la Métropole nous lance un défi : « Peut-on compter sur vous pour ne pas transformer nos belles rues en décharge à ciel ouvert ? » Challenge accepted, diraient certains.

Et pour ceux d’entre nous vivant dans le cœur historique ou l’intra-boulevard, pas de panique. Vous aurez droit à un traitement VIP avec des collectes deux fois par semaine. Parce que, voyez-vous, le vieux Bordeaux a ses privilèges : entre les ruelles étroites et les immeubles qui se dressent comme des gardiens du passé, on ne peut décemment pas laisser traîner la moindre ordure.

Un air de liberté ou de rébellion ?

Mais ici, entre nous, laissez-moi vous poser la question qui fâche : est-ce vraiment une avancée, ou sommes-nous en train de glisser vers une société où la responsabilité individuelle est poussée à son paroxysme, au risque de voir surgir des montagnes de détritus aux coins des rues, témoins muets de notre incapacité collective à gérer nos propres déchets ?

Le tri devient donc notre nouveau sport national, une discipline où chaque citoyen est appelé à exceller. Oui, mes chers lecteurs, le moment est venu de briller, de montrer que nous sommes capables de plus que simplement sortir nos poubelles. Nous voilà propulsés acteurs de ce grand spectacle écologique, avec la Métropole en metteur en scène, nous invitant à jouer notre part dans cette comédie du recyclage.

Une fin en beauté

En guise de clap de fin, rappelons-nous que derrière chaque mesure, chaque changement de fréquence de collecte, se cache une volonté de bâtir un futur plus propre, plus vert. Alors oui, peut-être que notre paresse se verra quelque peu bousculée, peut-être que nos rues témoigneront, dans un premier temps, de notre rébellion silencieuse. Mais au fond, n’est-ce pas là une belle opportunité de repenser notre rapport au monde, à notre consommation, à notre manière d’habiter la cité ?

Alors, Bordeaux, prêts pour le grand saut ?

gcope

gcope